Jean-Charles Collineau

Résumé

Jean-Charles Collineau De l'emprisonnement cellulaire… (1855)

Nous ne savons pas trop ce que c'est que cette âme que l'emprisonnement collectif tue, ni si l'on peut tuer une âme quelconque ; mais nous savons ce que sont, et ce que produisent les privations morales auxquelles on soumet les individus condamnés à la détention individuelle.
En définitive, nous faudra-t-il admettre ce que l'on prétend : c'est-à-dire que toutes les conditions de l'incarcération individuelle sont égales ou supérieures à celles du vieil emprisonnement.
Source : Gallica

Jean-Charles Collineau De l'emprisonnement cellulaire… (1855)

Messieurs, d'après ces considérations, votre commission pense : que l'emprisonnement cellulaire dont la première idée n'est pas française, dont l'application généralisée n'est pas dans nos mœurs ; disons plus, est antipathique à notre caractère national, est contraire, chez nous, aux principes de l'hygiène; Que si, dans des circonstances et dans des cas exceptionnels, ce mode d'emprisonnement peut être adopté, ce n'est qu'avec des formes, pour des individus et dans des conditions dont votre commission n'a pas à se préoccuper.
Source : Gallica

Jean-Charles Collineau De l'emprisonnement cellulaire… (1855)

Depuis ce temps, des améliorations se sont incessamment opérées, et cette administration de la police, que dans le monde on connaît et l'on juge si mal, ne néglige rien de ce qui peut contribuer au bien-être des détenus: toutefois, dans les limites d'une sage direction.
Rien d'important ne manque aux valides, et la plupart, nés dans les classes inférieures de la société, sont en quelque sorte, à la liberté près, mieux en prison que chez eux.
Source : Gallica

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