Alexis de Valon, Les Prisons de la France sous le gouvernement républicain
“ Croyez-vous qu’arrivant du bagne avec sa tête rasée, il trouvera facilement un patron, des compagnons honnêtes, de l’ouvrage même dans un atelier ? Voulez-vous que, seul, humilié, manquant de tout, cet homme sans nom, sans famille, sans honneur, sans affection, se trouve doué tout à coup de la sainte énergie d’un apôtre, boive toutes les amertumes, surmonte tous les obstacles, et tende au bien sans jamais se retourner ? Il faut vivre d’ailleurs ; pour vivre, quand on n’a rien, il faut un métier, et quel métier fera-t-il, s’il n’en sait aucun ? ”
