Adolphe Retté,
Du Diable à Dieu
(1907)
“ Mon repentir s’en accroît, et que le Seigneur me pardonne.Le Démon. — Allons donc : ton repentir lui-même n’est qu’une illusion littéraire. Tu te le fabriques pour l’appliquer, comme un révulsif, sur ton âme tombée en langueur à la suite de tes débauches d’idées contradictoires.Moi. — Ah ! non par exemple. Mon repentir est véritable et, quoique Dieu semble m’avoir abandonné, ma foi en Lui demeure intacte. Qu’il me damne, comme je l’ai mérité, mais qu’accueillant mes remords et mes prières, Il me laisse la force d’espérer qu’Il m’écoute. ”
