Jules Hoche

Résumé

Jules Hoche Le pays des croisades (1885)

Le port n'est plus qu'une rue sale, jonchée d'immondices et de détritus de toutes sortes, bordée sur la mer d'une muraille en ruine faisant vis-à-vis à une ligne serpentante de maisons malpropres et misérables. Là dedans une bousculade de mariniers, de chameaux, d'Arabes de tous costumes, de touristes anglais à voile vert, qui constitue toute l'animation de Jaffa.
Cette foule d'hommes et de bêtes débouche d'une rue montante, qui se divise en plusieurs boyaux passant sous des voûtes et sous des arcades : c'est le bazar de Jaffa. Ce bazar aboutit lui-même à la grande place du marché.
Source : Gallica

Jules Hoche Le pays des croisades (1885)

Il y a quelque chose de plus pénible à voir qu'un tombeau, c'est un tombeau vide ; il y a quelque chose de plus pénible encore qu'un tombeau vide, c'est un tombeau d'où les vivants ont chassé les morts, et où ces usurpateurs n'ont laissé à leur tour que les traces de leur profanation. Des générations alternées de morts et de vivants se succédant dans les mêmes cavernes, s'abritant des mêmes ténèbres, comme s'il n'y avait pas pour les vivants assez de place au grand soleil, à la surface libre du globe, — telle est l'histoire de la nécropole antique de la vallée de Hinnom.
Source : Gallica

Jules Hoche Le pays des croisades (1885)

La route de Jérusalem, qui a laissé Latroun à droite et Amoas à gauche, entre maintenant dans les montagnes de la Judée à la hauteur du puits de Job (Bir-Ayoub) .
Le paysage ici offre à chaque tournant les contrastes les plus frappants de fécondité et de désolation. Tantôt c'est la cime calcinée, aride, d'une colline qui se dresse sous le bleu cru du ciel, sans une ombre, sans un symptôme de vie; tantôt c'est une vallée disparaissant sous les oliviers, les chênes nains, un fond de ravin tapissé de lauriers-roses, une gorge ombreuse, où murmure une source, où retentit le chant des oiseaux.
Source : Gallica

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