Henri Guerlin

Résumé

Henri Guerlin,  Vers Jérusalem (1909)

“ Beyrouth, que l'on nous avait vantée comme le plus beau site de l'Orient, était un véritable cloaque où l'on pataugeait dans la boue, de sorte que nous n'avons pas vu les montagnes couvertes de neige, mais une ville très européenne, très dépourvue de caractère et très sale. Au demeurant, après Le Caire et Damas, ses bazars devaient nous sembler assez insignifiants. La mosquée principale est une ancienne église du XIIe siècle, dont on a abominablement badigeonné les murs en blanc, les colonnes et les chapiteaux en bleu ciel.
Beyrouth n'a pas d'autre monument intéressant.
”
Source : Gallica

Henri Guerlin,  Vers Jérusalem (1909)

“ Cette oasis charmante, c'est Jéricho. Une ligne d'indigo magnifique, en laquelle nous reconnaissons la mer Morte, continuée par un joli ruban d'outremer qui est le Jourdain, barre le fond de la vallée.
Puis au delà, dans la lumière des derniers rayons du soleil, s'étend la chaîne des monts de Moab, séjour redouté des Bédouins. Sur notre gauche, se dresse une grande montagne isolée. Les Arabes la désignent sous le nom de Djébel Qârântal, — la montagne de la Quarantaine. C'est là que le Sauveur aurait accompli son jeûne de quarante jours. Là vit encore toute une population d'ermites.
”
Source : Gallica

Henri Guerlin,  Vers Jérusalem (1909)

“ Les gens des classes aisées ne viennent pas à Jérusalem. On y envoie ces malheureux. Encore le consul a-t-il bien soin, à leur arrivée, de retenir l'argent du retour; car ils laisseraient tout ce qu'ils ont, - ces pauvres cœurs de grands enfants, — entre les mains crochues de leurs popes.
Et cependant c'est pour ces rustres qu'on a construit ces beaux monuments ; c'est pour eux que chaque année, pendant la semaine sainte, le tsar envoie les meilleurs chanteurs de Russie. Un cierge à la main, ils écoutent, inertes et comme hébétés, cette musique incomparable.
”
Source : Gallica

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