Vallée de Josaphat

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine,  Voyage en Orient

“ La montagne des Oliviers, au sommet de laquelle je suis assis, descend, en pente brusque et rapide, jusque dans le profond abîme qui la sépare de Jérusalem et qui s’appelle la vallée de Josaphat. Du fond de cette sombre et étroite vallée dont les flancs nus sont tachetés de pierres noires et blanches, pierres funèbres de la mort, dont ils sont presque partout pavés, s’élève une immense et large colline dont l’inclinaison rapide ressemble à celle d’un haut rempart éboulé ; nul arbre n’y peut planter ses racines, nulle mousse même n’y peut accrocher ses filaments ”
Source : Wikisource

Portrait de Louis Énault Louis Énault,  La Terre-Sainte, voyage des quarante pélerins en 1853… (1854)

“ La vallée de Josaphat s'étend du nord au sud, entre la ville de Jérusalem et la montagne des Oliviers. Le site est âpre et sauvage. Le lit desséché du torrent laisse voir de toutes parts un sable aride, mêlé de terre... Les pentes sont dépouillées et creusées en ravins par le passage des torrents ; çà et là les rochers, ossements gigantesques du globe, percent le tuf aride, et dressent leurs pointes aiguës, tandis qu'un palmier tourmenté étend ses longs bras maigres à côté d'un cyprès dont les rameaux n'ont pas d'ombre. ”
Source : Gallica

Portrait de Matilde Serao Matilde Serao,  Au pays de Jésus: souvenirs d'un voyage en Palestine

“ La vallée de Josaphat, froide, muette, enveloppée d’un silence que des milliers d’années semblent n’avoir jamais interrompu, sombre comme aucun paysage humain, renferme en elle-même les éléments de la plus haute et de la plus intime mélancolie. Celui qui obéit à la séduction fatale et qui, assis sur une pierre, s’abandonne à l’ensorcellement étrange de cet air lourd, de cette lumière morne, de cette stupéfiante torpeur ”
Source : Gutenberg

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