Octave Pradels

Élements biographiques

Portrait de Octave Pradels Octave Pradels,  Chansons : monologues, chansons à dire… (1886)

“ Auprès du foyer, que l'amour attise, Qu'il fait bon causer, la main dans la main ! Oh ! les heures délicieuses ! Les doux aveux, les beaux serments, Qu'il faut, par des baisers charmants, Sceller sur des lèvres frileuses !
136 CHANSONS
La neige a recouvert les prés et les sillons ; Pendant que les amants, dans la chambre bien close, Mêlent leur chant joyeux à celui des grillons, L'Amour, au coin du feu, détend son aile rose.
Heureux les amants ! ils aiment Décembre Comme Avril en fleur ou Mai radieux ; Pour eux l'Univers est tout dans la chambre Et leur horizon se borne à deux yeux.
”
Source : Gallica

Portrait de Octave Pradels Octave Pradels,  Rupture de banc

“ « Aglaé,... je vous idole ! » — Je vous crois, monsieur Bidoche, mais quand est-ce que vous m’épouserez ? — Aussitôt que j’aurai fini mon temps, je n’ai plus à faire que trois ans, onze mois et quarante-deux jours ! »
En entendant ça, Aglaé fait un bond de surprise,... elle retombe... patatras !... le banc se casse par le milieu et nous tombons le nez par terre. Je dis le nez, parce que le militaire il est toujours civil dans son langage. Aglaé se relève furibonde et me dit d’un ton méprisable : « Vous se fichez de moi, vous n’êtes qu’un polisson ! »
”
Source : Wikisource

Portrait de Octave Pradels Octave Pradels,  Chansons : monologues, chansons à dire… (1886)

“ La liberté !
Le destin le mena sur un champ de bataille ; Un peuple se battait pour ses droits méconnus... Aux cris : « Indépendance ! » à travers la mitraille Il suivit, en chantant, ses frères inconnus. « Les opprimés sont fils d'une même patrie ! « Vivre libre ou mourir ! » allait-il s'écriant... Mais la mort l'attendait ! sous la mousse flétrie, Il dort... du plomb au coeur et le front souriant.
C'était un enfant de Bohême, Sans nom par l'écho répété, Qui mourut pour son Dieu suprême : La liberté !
(*) Musique de A. GODEFROY chez CHATOT, rue des Petits-Champs, 19.
”
Source : Gallica

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