Colette,
Sido; suivi de Les vrilles de la vigne
(1901)
“ De fait, le visage de mon amie a tourné au lilas, le lilas un peu verdâtre des prunes qui commencent à mûrir...Un splendide costume tailleur, en velours souris, la moule, l’épouse du col aux pieds. La jaquette surtout, oh! la jaquette!... étroite en haut, évasée en bas, la basque brodée battant le genou, comme une seconde petite jupe... Et on a jeté là-dessus, par quatre degrés sous zéro, une étole de zibeline, un coûteux chiffon de fourrure inutile,—et on meurt de froid et on a le nez mauve.—Petite buse! Vous ne pouviez pas mettre votre paletot en breitschwanz, au moins? ”
