Jean-Michel Raymond-Latour, Souvenirs d'un oisif [par Jean-Michel Raymond-Latour… (1836)
“ Je n'en continuai pas moins à m'occuper sérieusement de mes livres de médecine et de mes malades, dont je voyais chaque jour le nombre diminuer. Je m'étais presqu entièrement séquestré de la société, je trouvais un ample dédommagement dans les plaisirs que je goûtais au sein de ma famille, et auprès de l'amie qui me tenait lieu de tout : momens délicieux et toujours trop courts, que le pinceau le plus suave et le plus délicat ne saurait retracer que d'une manière imparfaite , vous ne vous montrez qu'une fois dans la vie ! le coeur, en amour, est comme l'innocence, il n'a qu'une virginité. ”
