Jean-Michel Raymond-Latour

Élements biographiques

Jean-Michel Raymond-Latour Souvenirs d'un oisif [par Jean-Michel Raymond-Latour… (1836)

Je n'en continuai pas moins à m'occuper sérieusement de mes livres de médecine et de mes malades, dont je voyais chaque jour le nombre diminuer. Je m'étais presqu entièrement séquestré de la société, je trouvais un ample dédommagement dans les plaisirs que je goûtais au sein de ma famille, et auprès de l'amie qui me tenait lieu de tout : momens délicieux et toujours trop courts, que le pinceau le plus suave et le plus délicat ne saurait retracer que d'une manière imparfaite , vous ne vous montrez qu'une fois dans la vie ! le coeur, en amour, est comme l'innocence, il n'a qu'une virginité.
Source : Gallica

Jean-Michel Raymond-Latour Souvenirs d'un oisif [par Jean-Michel Raymond-Latour… (1836)

APRÈS un séjour de trois ans dans une ville où je fus très-dissipé, mais jamais dépravé, je rentrai dans mes foyers, où m'attendaient des joies et des tribulations d'une autre espèce. Les premiers jours qui suivirent mon arrivée furent entièrement consacrés au bonheur de revoir les miens ; ce premier besoin du coeur satisfait, je m'occupai avec une sotte vanité de ma parure ; mais avant de me montrer en public dans tout mon éclat, je m'affublais, en cachette, de mes divers costumes, allant et venant en face d'un vieux trumeau, afin de faire choix de celui qui me siérait le mieux.
Source : Gallica

Jean-Michel Raymond-Latour Souvenirs d'un oisif [par Jean-Michel Raymond-Latour… (1836)

La vraie dévotion n'est pas dans le langage, mais dans l'élévation de l'âme vers son Créateur.
En visitant ces voûtes silencieuses qu'éclaire un faible jour, et où l'âme rêveuse se promène dans un autre monde, une scène grotesque vint s'offrir à ma vue : un religieux sort furtivement de sa cellule, comme un fou qui s'échappe de sa loge, se met à gambader autour de moi, et finit par me prendre par la main, en m'excitant à l'imiter.
Source : Gallica

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