Jean de Rotrou,
Théâtre choisi de J. de Rotrou…
(1882)
“ DEJANIRE. Luscinde, quel effroy, quelles cruelles peines, Quelle horrible frayeur se glisse dans mes veines ! Quel trouble, quelle horreur me dresse les cheveux ! Chaque instant m'est un jour, tout object m'est hideux. Mon coeur espouvanté tremble, fremit, s'altere, Ceste. frayeur en moy court d'artere en artere, Et dans ce changement mon corps intemperé Ne sent jointures, os, nerf, ni muscle asseuré. ”
