Jean-Baptiste Delestre,
Études des passions appliquées aux beaux-arts…
(1853)
“ Mais nous ne rencontrons pas toujours une âme qui réponde à la nôtre : souvent l'être de notre choix est lui-même engagé dans des liens aussi solides que ceux qui nous attachent à son existence : alors l'amour se transforme en un feu qui détruit et consume au lieu de vivifier et de produire; il devient la passion la plus violente, la plus terrible dont l'homme puisse être agité. Sans espoir de retour, privé de ces doux échanges du cœur et concentrant tout au dedans de lui, il dépérit bientôt et meurt, montrant, dans ses traits altérés, la trace profonde imprimée par sa passion funeste. ”
