Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Delestre Jean-Baptiste Delestre Études des passions appliquées aux beaux-arts… (1853)

Mais nous ne rencontrons pas toujours une âme qui réponde à la nôtre : souvent l'être de notre choix est lui-même engagé dans des liens aussi solides que ceux qui nous attachent à son existence : alors l'amour se transforme en un feu qui détruit et consume au lieu de vivifier et de produire; il devient la passion la plus violente, la plus terrible dont l'homme puisse être agité. Sans espoir de retour, privé de ces doux échanges du cœur et concentrant
tout au dedans de lui, il dépérit bientôt et meurt, montrant, dans ses traits altérés, la trace profonde imprimée par sa passion funeste.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Delestre Jean-Baptiste Delestre Études des passions appliquées aux beaux-arts… (1853)

Le chien bondit joyeux sur ses pattes assouplies; il s'élance, se tenant comme suspendu par les contorsions qu'il fait à chaque saut; son œil est pétillant; sa langue sort de sa gueule, et il la fait mouvoir, comme s'il goûtait un mets savoureux; ses narines semblent s'ouvrir à des émanations excitantes ; ses oreilles sont dressées sur sa tête mobile; sa queue frétille; il jappe avec force; il court, va, vient, revient, pour s'enfuir et revenir encore : ses caresses, plus vives et plus empressées, ne suffisent point à la vivacité de ses transports
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Delestre Jean-Baptiste Delestre Études des passions appliquées aux beaux-arts… (1853)

Dès que le malheureux est en proie à ses frénétiques désirs, ses facultés sont suspendues; son œil ne voit que les cartes ou l'or; son visage est pâle; le sang est retiré vers son cœur bondissant dans sa poitrine; ses doigts contractés déchirent son sein; il est dans une perplexité affreuse. Mais si ses yeux desséchés s'animent, si le sourire décolle ses lèvres et les remue, une convulsion subite fait tressaillir son corps; son front commence à se dérider, son regard impatient enveloppe le trésor que sa main béante croit déjà serrer ; il pense toucher au but de ses insatiables désirs.
Source : Gallica

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