Jean-Baptiste Delestre

Élements biographiques

Portrait de Jean-Baptiste Delestre Jean-Baptiste Delestre,  Études des passions appliquées aux beaux-arts…

“ L'anxiété se peint sur ses lèvres, dont les coins écartés et tirés en bas donnent passage aux soupirs exhalés de ses flancs, déprimés par la contraction musculaire du tronc : l'abattement du sourciller, dont la pointe pèse sur l'angle externe de l'œil, est le signe du désespoir accablant; il lui fait diriger ses derniers regards vers le ciel maître encore de le sauver. Que de poésie dans ces cheveux se dressant d'horreur; dans ce gosier où la parole s'arrête et s'éteint; dans cette poitrine qui remonte refoulée par la pression des muscles de l'abdomen sur les entrailles émues! ”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Delestre Jean-Baptiste Delestre,  De la physiognomonie : texte, dessin… (1866)

“ Là, le pied s'attache au sol dans la lutte acharnée ; ici, le pied s'en dégage en cadence, enlevé par les accents vifs et sémillants d'un orchestre invitant à la danse. L'animation étincelle dans ces mouvements souples et vigoureux des articulations d'un pied infatigable. Il s'anime tour à tour sous l'aiguillon du désir ; il montre l'abandon de la joie; il goûte le plaisir; il s'empreint de la douce langueur de la volupté.
L'immobilité du pied correspond à la fixité des idées, si elle n'est pas le résultat de l'engourdissement des facultés intellectuelles, comme chez les vieillards
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Delestre Jean-Baptiste Delestre,  Études des passions appliquées aux beaux-arts… (1853)

“ Mais nous ne rencontrons pas toujours une âme qui réponde à la nôtre : souvent l'être de notre choix est lui-même engagé dans des liens aussi solides que ceux qui nous attachent à son existence : alors l'amour se transforme en un feu qui détruit et consume au lieu de vivifier et de produire; il devient la passion la plus violente, la plus terrible dont l'homme puisse être agité. Sans espoir de retour, privé de ces doux échanges du cœur et concentrant
tout au dedans de lui, il dépérit bientôt et meurt, montrant, dans ses traits altérés, la trace profonde imprimée par sa passion funeste.
”
Source : Gallica

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