Jean-Baptiste Delestre,
Études des passions appliquées aux beaux-arts…
“ L'anxiété se peint sur ses lèvres, dont les coins écartés et tirés en bas donnent passage aux soupirs exhalés de ses flancs, déprimés par la contraction musculaire du tronc : l'abattement du sourciller, dont la pointe pèse sur l'angle externe de l'œil, est le signe du désespoir accablant; il lui fait diriger ses derniers regards vers le ciel maître encore de le sauver. Que de poésie dans ces cheveux se dressant d'horreur; dans ce gosier où la parole s'arrête et s'éteint; dans cette poitrine qui remonte refoulée par la pression des muscles de l'abdomen sur les entrailles émues! ”

