Paul Hartenberg

Élements biographiques

Paul Hartenberg,  Les timides et la timidité (1901)

“ C'est une angoisse continue, semblable à une obsession, et que chaque événement rappelant le rôle et la pièce, une affiche, une note de journal, etc., exagère jusqu'au paroxysme. Tel est le « trac d'attente ».
Avant les « premières », cet état est surtout marqué. Il peut commencer parfois quinze jours avant la « première » redoutée : dans les derniers jours, l'émotion s'atténue comme par épuisement, pour s'accroître plus que jamais la veille et le jour même de la représentation. Ce jour-là, l'artiste est maussade, inabordable. M. Worms fait de longues courses à pied.
”
Source : Gallica

Paul Hartenberg,  Les timides et la timidité (1901)

“ Par la timidité, nous ne nous montrons jamais tels que nous sommes, et de même, nous ne voyons jamais les autres tels qu'ils sont. Entre la pensée et l'action, s'interpose toujours l'émotion qui dénature l'une et entrave l'autre. Chez le timide, les sentiments affichés sont souvent l'inverse de ceux qu'il éprouve : c'est l'humilité en place de l'orgueil, la misanthropie en place de la bonté, la froideur en place de la sympathie. De même la vie réalisée est souvent l'envers de la vie souhaitée. ”
Source : Gallica

Paul Hartenberg,  Physionomie et caractère : essai de physiognomonie scientifique (1908)

“ Examinez les gestes d'un homme sain, vigoureux, énergique : vous verrez qu'ils sont précis, nets, mesurés. De même, son écriture, qui marchera rectiligne et sans emballements ni défaillances, d'un bord de la page à l'autre. L'écriture parfaitement horizontale indiquera donc la force de caractère, la maîtrise de soi, l'équilibre moral, la volonté inflexible. Examinez maintenant un homme imaginatif,
joyeux, plein d'espoir : tousses mouvements, comme les traits de son visage et les regards de ses yeux, tendent à monter.
”
Source : Gallica

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