Phobie

Définition et enjeux

Portrait de Georges Surbled Georges Surbled,  Physiologie de l'esprit (1912)

“ Le fait important à constater et à traiter chez ces malades, ce n'est pas la phobie particulière d'une chose ou d'une autre, d'une place publique, d'un espace clos, d'une verticalité ou du chemin de fer, c'est l'état de psychisme qui fausse la peur et, de cette émotion physiologique, fait une émotion morbide : c'est le phobisme ou trouble paraphobique. ”
Source : Gallica

Portrait de Sigmund Freud Sigmund Freud,  Introduction à la psychanalyse

“ Cet armement sert à réaliser les différents moyens de défense contre le développement de l’angoisse qui suit le refoulement.
Mais revenons aux phobies. Je crois vous avoir montré combien il est insuffisant de ne chercher à expliquer que leur contenu, de s’intéresser uniquement à la question de savoir pourquoi tel ou tel autre objet, telle ou telle situation, devient l’objet de la phobie. Le contenu d’une phobie est à celle-ci ce que la façade visible d’un rêve manifeste est au rêve proprement dit.
”
Source : Wikisource

André Cresson,  La représentation : essai philosophique (1936)

“ Nous en trouvons d'autres nés d'une commotion nerveuse qui dégénère en phobie ; phobie des espaces vides, parce qu'on a été sur le point d'être renversé par une voiture, phobie des voyages, parce qu'on a été secoué dans un accident de chemin de fer, phobie du bruit, parce qu'on a été commotionné par l'éclatement brutal d'un obus, phobie des microbes, de la poussière, parce qu'on a été malade et qu'on redoute nerveusement tout ce qui pourrait ramener une maladie nouvelle. ”
Source : Gallica

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