Résumé

Paul Rebierre Le timide délinquant : la question de responsabilité et l'expertise (1914)

Pour nous, du point de vue de la psychologie normale, l'émotion et l'idée ne s'engendrent pas ; elles coexistent ; elles sont simultanées. Une idée capable d'émouvoir un sujet ne peut pas être dépourvue d'émotion au moment même, où elle se présente. Si j'aperçois un individu qui braque un revolver dans ma direction, je n'ai pas d'abord l'idée d'un danger et puis peur ensuite ; je n'ai pas non plus peur d'abord, puis l'idée d'un danger ensuite. J'ai peur dès que j'ai la représentation mentale d'un danger; je n'ai pas la représentation mentale d'un danger parce que j'ai peur.
Source : Gallica

Paul Rebierre Le timide délinquant : la question de responsabilité et l'expertise (1914)

Il y a là, si l'on veut, une manière d'obsession embryonnaire, sans inhibition marquée, l'entêtement d'un cerveau pauvre qui a la nostalgie vague du passé et fuit impulsivement un présent détesté sans songer qu'il peut se modifier. L'acte accompli n'est pas une impulsion inconsciente, mais quel faible degré de conscience ! C'est une impulsion de débile dans laquelle fusionnent à l'état élémentaire des caractères qu'on retrouve en des infirmités psychiques diverses.
Source : Gallica

Paul Rebierre Le timide délinquant : la question de responsabilité et l'expertise (1914)

Ne pas prendre contre les nuisibles, même malades, des mesures sévères de protection serait être socialement injuste. Personne ne se scandalise lorsqu'on enlève la liberté aux cholériques. Mais, une fois la sécurité sociale assurée, ne pas prendre à l'égard de l'individu la mesure, quelle qu'elle soit, la mieux adaptée à son psychisme, la plus capable d'amender son anormalité, serait aussi insensé qu'odieux.
La mesure à prendre peut être une peine s'il est reconnu que le délinquant, même anormal, peut en tirer bénéfice.
Source : Gallica

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