Marcel Manheimer Gommès

Résumé

Marcel Manheimer Gommès Les troubles mentaux de l'enfance… (1899)

Le délire mélancolique est un des facteurs les plus puissants.
Nous avons vu plus haut quels sont les symptômes de la mélancolie. Mais il est le plus souvent impossible de connaître cliniquement l'étendue du délire et la nature des préoccupations. Le mélancolique simple qui raconte ce qu'il éprouve, peut encore être facilement surveillé. Mais le malade anxieux, affolé, qui veut se tuer pour échapper à un crime ou à des supplices imaginaires, pour se punir de n'avoir pas suffisamment aimé ses parents, fait ses devoirs, etc., déjoue en général toute surveillance.
Source : Gallica

Marcel Manheimer Gommès Les troubles mentaux de l'enfance… (1899)

Chez ceux-ci, le contraste est surtout saisissant quand les prodromes ont, ce qui n'est pas rare, consisté en un état de dépression, de tristesse, d'inaptitude aux travaux scolaires. — Plus rarement le début arrive brusquement après un excès, une émotion.
On voit alors le délire généralisé. Le regard est brillant, les traits reflètent les sentiments les plus divers et les plus opposés, la loquacité est intarissable, d'autant plus vive que l'entourage réclame le silence. La voix est rauque et forte. Les mouvements sont désordonnés, brusques, tumultueux, incessants.
Source : Gallica

Marcel Manheimer Gommès Les troubles mentaux de l'enfance… (1899)

Quand la joie arrive au cours d'une maladie grave, où elle est, naturellement, inattendue, ou même dans les périodes préagoniques, elle est profondément émouvante pour l'entourage. Elle s'accompagne alors, généralement, de délire, à forme quelquefois extatique, avec ou sans obscurcissement de la conscience. C'est un fait clinique bien connu que les petits tuberculeux, par exemple, meurent, presque toujours, en faisant des projets de voyage, des rêves d'avenir.
Source : Gallica

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