Jules Christian, Des troubles de la sensibilité générale chez les mélancoliques… (1876)
“ Dans la mélancolie, il y a précisément concentration morbide, constante, sur une idée; souvent aussi surexcitation d'une passion : ce sont donc des circonstances propres à diminuer ou même à anéantir la sensibilité périphérique. C'est ainsi que l'on voit disparaître le sentiment de la faim, de la soif, sans que, au début, il y ait autre chose qu'une idée maladive. Du reste, chez les mélancoliques, les anesthésies ne sont généralement que passagères ; elles ne surviennent que dans les paroxysmes du délire : l'exaltation tombée, la nature reprend ses droits. ”
