Résumé

Portrait de Pierre Briquet Pierre Briquet Traité clinique et thérapeutique de l'hystérie (1859)

Chez d'autres hystériques, la syncope s'est trouvée être un mode de terminaison de l'attaque qui avait commencé par des mouvements convulsifs ; à un certain moment la malade pâlissait, la sueur couvrait sa figure, le pouls diminuait de force et les mouvements convulsifs étaient remplacés par un affaissement complet.
On ne s'étonnera pas de voir la syncope dans l'hystérie, si l'on se rappelle qu'il est nombre de personnes qui, dans l'état de santé, ne peuvent éprouver une impression quelconque sans être près de se trouver mal, ou sans tomber réellement en syncope.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Briquet Pierre Briquet Traité clinique et thérapeutique de l'hystérie (1859)

Si l'on avait mieux observé l'hystérie, on eût depuis longtemps insisté sur un pronostic plus sérieux que celui qu'ont donné les auteurs, lesquels semblent tous pénétrés de l'idée que les attaques étant dissipées, les hystériques sont guéries et rendues à la santé.
Aucune maladie n'est, en effet, plus difficile à guérir que l'hystérie, et l'on peut avancer, sans crainte d'erreur, que la moitié des femmes hystériques ne guérit que quand l'âge avancé a usé en elles la sensibilité, et qu'un quart, ou ne guérit pas du tout, ou bien conserve pendant toute la vie les suites de la maladie.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Briquet Pierre Briquet Traité clinique et thérapeutique de l'hystérie (1859)

Les muscles constituent l'un des moyens principaux par lesquels se manifestent les passions, l'expression de la figure, le ton de la voix, les gestes, les divers mouvements du corps, sont des actes qui s'exécutent à l'aide des muscles. Qu'une femme soit en proie à une passion vive, la gorge se serre, le larynx convulsé et douloureux ne permet pas de jeter des cris, les muscles de la poitrine et ceux de l'épigastre sont le siége d'une compression pénible qui arrête la respiration, il se manifeste dans les membres un sentiment de malaise, de crampe, qui force les bras à se tordre.
Source : Gallica

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