Hystérie

Définition et enjeux

Dr Alibert,  L'hystérie (19??)

“ SIÈGE DE L'HYSTÉRIE
SIÈGE DE L'HYSTÉRIE
Avant de rechercher quels sont le siège et la nature de cette maladie, une grande question se présente. L'hystérie est-elle une maladie particulière aux femmes, ou bien n'est-ce, comme le prétendait Sydenham, qu'une variété de l'hypocondrie dans le sexe féminin ?
Est-il vrai que des hommes aient été hystériques? En mettant de côté ce qu'il y a d'impropre dans cette expression, nous sommes portés à croire que cette maladie est, en effet, un triste attribut
du sexe féminin, quel que soit d'ailleurs le siège qu'on lui assigne.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Briquet Pierre Briquet,  Traité clinique et thérapeutique de l'hystérie (1859)

“ En réfléchissant à la vie que mènent ces femmes, et à la multiplicité des impressions pénibles auxquelles elles sont en proie, on ne s'étonnera pas que l'hystérie soit si commune chez elles. La misère, les veilles, l'abus des boissons alcooliques, les craintes continuelles des exigences de la police, ou des mauvais traitements de la part des hommes avec lesquels elles vivent, les séquestrations forcées qu'occasionnent les maladies qu'elles contractent, la jalousie effrénée et les passions violentes qui les animent,
expliquent assez chez elles la fréquence des accidents hystériques.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Briquet Pierre Briquet,  Traité clinique et thérapeutique de l'hystérie (1859)

“ L'hystérie est connue depuis qu'il existe une civilisation ; au dire de Galien, les femmes qui, chez les anciens, s'occupaient du traitement des maladies des personnes de leur sexe, connaissaient depuis longtemps cette maladie, à laquelle elles avaient imposé le nom d'affection hystérique, parce que, selon elles, elle venait de l'utérus. ”
Source : Gallica

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