Jean-Baptiste Fonssagrives

Résumé

Jean-Baptiste Fonssagrives L'éducation physique des jeunes filles… (1881)

Ce qui est indispensable à l'esprit de l'homme serait une superfluité embarrassante pour celui de la femme : l'un comprend, déchiffre, creuse ; l'autre sent, devine, se passionne ; celle-ci a un berceau pour objectif, celui-là une idée ; à l'un le monde des abstractions et de l'activité désintéressée de l'esprit, à l'autre le petit monde tout intérieur et tout caché au centre duquel, comme dans un sanctuaire, est l'enfant, la matière du grand œuvre de l'éducation. L'intelligence n'est pas chose absolue et qui se juge en soi, mais bien dans ses rapports avec le but qu'elle poursuit
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives L'éducation physique des jeunes filles… (1881)

Bien diriger l'activité physique des filles est tout un art qui ne se sait guère, mais qui s'apprend quand on le veut. La santé, la vigueur et, dans une certaine mesure, la beauté, sont à ce prix. Cela importe beaucoup, sans doute, pour les jeunes garçons; mais l'incurie, en cette matière, est peut-être plus grave encore pour les filles.
Plus disposées, en effet, à la vie sédentaire par leurs mœurs et leur éducation, elles ne trouvent pas, dans ces exercices d'agilité où se complaisent les enfants de l'autre sexe, une occasion d'accroître leurs forces et de développer leurs muscles.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives L'éducation physique des jeunes filles… (1881)

Sans aucun doute ; mais encore ne faut-il pas que la mère aille trop loin dans ce système d'indulgence outrée, et que, devenue l'humble esclave de sa fille, elle mette tout à ses petits pieds, vole au-devant de ses désirs, flatte tous ses goûts, les devance même, supplie là où elle doit commander, sacrifie sa dignité à une folle tendresse, et compromette ainsi, et du même coup, et la santé présente et le bonheur à venir.
Il ne faut pas trop de bien-être aux enfants ; la satiété les empêche de le sentir quand ils l'ont et centuple leur aptitude à le regretter quand ils ne l'ont plus.
Source : Gallica

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