Jean-Baptiste Fonssagrives

Résumé

Jean-Baptiste Fonssagrives Entretiens familiers sur l'hygiène (1869)

L'argument de sentiment est tiré de la puissance du tabac pour dissiper l'ennui, cette maladie étrange et terrible en même temps, qui ronge comme une lèpre la société, et qui est le juste châtiment des existences mécontentes d'elles-mêmes, cherchant des plaisirs et non des devoirs, et échappant frauduleusement à la loi du travail. Tuer le temps ! Quel mot plein d'outrecuidance et de folie, s'il n'est plein d'impiété. Pouvoir faire du temps la matière première du beau, du bon, de l'utile,
et lui lancer dédaigneusement des bouffées de tabac !
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Entretiens familiers sur l'hygiène (1869)

Là où le bon goût est seul engagé, l'hygiène ne s'arrête pas ; mais combien de servitudes dangereuses de l'opinion, combien de procédés équivoques pour retenir lâchement une beauté ou une jeunesse qui s'envolent; combien de cosmétiques hasardeux, de teintures suspectes, d'artifices périlleux, de vêtements entendus au rebours de l'hygiène, ne compromettent-ils pas tous les jours la santé !
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Entretiens familiers sur l'hygiène (1869)

Aussi quelle prodigieuse diffusion des connaissances ! quel rayonnement fécond sur les masses, et quel contraste entre cette saine et substantielle nourriture scientifique, et cette nourriture véreuse et toxique, dont une certaine presse inonde les carrefours et les trottoirs ! L'enseignement scientifique se multiplie ; des milliers de professeurs désintéressés se font une chaire de leur amour du progrès, et l'imprimerie, enfantant des prodiges de rapidité et de bas prix, ouvre sur le peuple les écluses d'une science intelligible pour tous et qui se vulgarise sans s'abaisser.
Source : Gallica

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