Jean-Baptiste Fonssagrives

Élements biographiques

Jean-Baptiste Fonssagrives,  La maison : étude d'hygiène et de bien-être domestiques (1871)

“ Il faut que chaque famille, même dans une habitation collective, soit chez elle, et qu'une maison puisse au même moment recéler la mort, le plaisir, la maladie, le recueillement, sans que tous ces contrastes s'avertissent et se heurtent par la communication douloureuse ou importune des bruits qu'ils éveillent. Qui n'a souffert cruellement, dans sa vie, de cette promiscuité choquante des sentiments les plus opposés et des conditions morales les plus diverses ? La maison devrait toujours être ce serviteur dévoué qui se réjouit avec ses maîtres, s'afflige avec eux et en porte le deuil. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives,  Leçons d'hygiène infantile, par J.-B. Fonssagrives… (1882)

“ Une mère nerveuse, livrée elle-même à tous les orages d'une émotivité maladive, n'a rien de ce qu'il faut pour s'acquitter de cette tâche : elle mettra en effet le caprice à la place de la règle, une tendresse irréfléchie et passionnée à la place de la raison ; elle exaltera la sensibilité de l'enfant, tendra outre mesure ses nerfs, accroîtra sa faculté de sentir, admirera en lui une précocité de sentiment et d'intelligence dans laquelle une observation plus froide verrait une menace, modèlera en un mot ce petit être d'après les inspirations de sa nature passionnée, ardente, irréfléchie. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives,  Entretiens familiers sur l'hygiène (1869)

“ Tout est bien sortant des mains de l'auteur des choses, dit le philosophe de Genève, tout dégénère entre les mains de l'homme. Il force une terre à nourrir les productions d'une autre, un arbre à porter les fruits d'un autre ; il mêle et confond les climats, les éléments, les saisons; il mutile son chien, son cheval, son esclave; il bouleverse tout, il défigure tout, il aime la difformité, les
monstres; il ne veut rien tel que l'a fait la nature, pas même l'homme ; il le faut dresser pour lui comme un cheval de manège; il le faut contourner à sa mode comme un arbre de son jardin.
”
Source : Gallica

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