Jean-Baptiste Fonssagrives

Résumé

Jean-Baptiste Fonssagrives Obsèques de M. le Vice-Amiral J.-G. Lugeol (1866)

Il est des hommes qui se survivent à eux-mêmes. L'amiral Lugeol n'a pas été de ce nombre ; il est mort tout entier, avec toute la puissance de son esprit, toute la chaleur de son cœur, toute l'énergie de sa volonté, et le temps, qui avait tari en lui les sources de la santé, avait laissé intactes dans cette nature d'élite et la fraîcheur du sentiment et la jeunesse du cœur.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Obsèques de M. le Vice-Amiral J.-G. Lugeol (1866)

Je le sais aussi, bon et digne amiral, et je me plais à le proclamer au nom de ce corps auquel j'appartiens et que j'aimerai toujours, et, j'en suis sûr, il ratinera, mes paroles : sa gratitude vous est acquise et ses regrets vous suivront.
A cette époque, la carrière de l'amiral Lugeol entre dans une phase nouvelle. Il a montré ce qu'il pouvait comme homme de guerre et comme marin ; il va désormais, pendant
une longue et pacifique période, tourner ses belles facultés d'organisation vers l'amélioration du matériel de notre flotte.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Obsèques de M. le Vice-Amiral J.-G. Lugeol (1866)

La famille garda le jeune Lugeol jusqu'à l'âge de treize ans; la marine , cette seconde famille pour laquelle il eut aussi un cœur bien filial et bien dévoué , le prit alors , et je puis dire qu'elle l'a gardé depuis. Si l'âge l'a en effet enlevé, il y a trois ans, aux labeurs d'une carrière active , il n'a éteint en lui ni son goût ardent pour les choses de la mer, sur laquelle il a passé cinquante-trois années de sa vie, ni son désir de voir la puissance maritime de notre pays faire de nouveaux et incessants progrès.
Source : Gallica

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