Amable Cochin

Résumé

Amable Cochin La Famille. (Par A. Cochin.) (1877)

Leurs caresses, leur joie auront pour vous des charmes Qui, sans faire oublier, sauront sécher vos larmes; Car ils sont du foyer la vie et le bonheur, Et souvent leur absence est même une douleur; Non pour ceux que l'attrait, l'amour du monde entraîne, Car l'enfant n'est pour eux qu'une importune chaîne ; Mais pour la femme aimante à qui ces vains plaisirs N'ont pu faire oublier de plus nobles désirs.
Non qu'elle ait ressenti la basse jalousie, Cette femme privée en sa plus douce envie ; Elle sent à son cœur, à ses tressaillements, Qu'il était plein d'amour et plein de dévouements
Source : Gallica

Amable Cochin La Famille. (Par A. Cochin.) (1877)

Et dès lors triste et seul en votre affliction, Vous n'auriez ni repos, ni consolation ; Tandis qu'au doux foyer, encor qu'il ait ses peines, Sont des félicités plus pures, plus sereines ; Il double des époux le bonheur partagé ; De moitié leur chagrin est aussi soulagé ; L'un sur l'autre appuyés pour supporter l'orage, Leur cœur se raffermit, bientôt reprend courage; Les plus rudes labeurs sont gaiement entrepris, Car ils ont pour objet le sort d'êtres chéris, Enfin satisfaisant aux besoins de notre âme, Il en conserve en nous la chaleur et la flamme
Source : Gallica

Amable Cochin La Famille. (Par A. Cochin.) (1877)

Quel charme est au foyer hors du saint mariage ?
Hormis dans ces instants d'un rapide plaisir, Où l'esprit de songer n'aura pas le loisir, Cette maison, à tous également ouverte, A l'homme semblera souvent froide et déserte : C'est qu'il sent bien parfois, dans le vide et l'ennui Qu'il n'a pas un seul cœur qui soit vraiment à lui.
Puis bientôt comme un songe a passé sa jeunesse, Et lorsque le besoin de soins et de tendresse, Pour embellir ses jours, vient se faire sentir, il voit le seuil désert et son cœur s'engourdir.
Source : Gallica

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