Louis-François Ribié

Résumé

Louis-François Ribié Geneviève de Brabant

Sifroi. Ah ! oui, ton amitié seule me reste, et c’est dans ton cœur que je veux vivre désormais.
Golo. Et je suis digne de ce doux épanchement ; mais au nom du ciel calmez votre douleur, et cachez vos larmes à l’ami trop sensible qui sent couler les siennes. Si l’amour vous a trahi, un sentiment moins vif, mais plus doux, vous consolera.
Sifroi. Non, jamais, jamais ; laisse-moi me noyer dans mes pleurs. (Il tire de son sein le portrait de Geneviève.) Voilà l’image de celle qui vit, qui respire dans mon cœur.
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Louis-François Ribié Geneviève de Brabant

Golo. J’en veux un sûr témoin, et je l’attends de ton amitié.
Imbert. Parlez... je suis prêt.
Golo. C’est le cœur de la cruelle que j’exige. Je veux le voir palpitant ; cet inflexible ennemi, ce tyran du mien, l’auteur de tous mes maux. C’est en me le présentant tout sanglant que je t’embrasserai, que je reconnaîtrai mon ami... Que les larmes, les plaintes et les cris ne fassent rien sur le tien ; qu’il soit inaccessible à la pitié ; mes bienfaits, ma reconnaissance et mon estime sauront récompenser ton zèle.
Imbert. (A part.) Ah ! le scélérat ! (haut.)
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Louis-François Ribié Geneviève de Brabant

Geneviève. La mort n’a rien d’effrayant pour moi ; mais Sifroi qui me croit criminelle. Ah ! voilà, voilà mon plus grand supplice !... Tendre et cruel époux ! veuille le ciel que jamais mon innocence ne frappe ton oreille ; le reste de ta vie, seroit condamné aux remords. Un misérable nous sépare, et va percer le cœur d’une infortunée qui devoit partager ta gloire et ton amour...
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