Morpheus

Définition et enjeux

Gérard Walch,  Anthologie des poètes français contemporains

“ Morphée, dieu de ténèbres, vient de l’aube, affolé. Le poing chaud du soleil le poursuit à la nuque.
Il aspire à longs traits les touffeurs de l’été, il titube, Morphée, le dieu aux pieds de laine ! il est ivre d’air chaud, il tourne sur lui-même, il déchire ses voiles de son bras écarté.
L’herbe d’une ombre moite environne son corps. Il s’étire dans l’herbe en regardant les cieux. Le soleil ou zénith plonge au fond de ses yeux.
”
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Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  Le Vicomte de Bragelonne (1847)

“ Alors il lui sembla, comme il arrive dans le premier sommeil, si doux et si léger, qui élève le corps au-dessus de la couche, l’âme au-dessus de la terre, il lui sembla que le dieu Morphée, peint sur le plafond, le regardait avec des yeux tout humains ; que quelque chose brillait et s’agitait dans le dôme ; que les essaims de songes sinistres, un instant déplacés, laissaient à découvert un visage d’homme, la main appuyée sur sa bouche, et dans l’attitude d’une méditation contemplative. ”
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Elisa Maillard,  Houdon , par Élisa Maillard. 60 planches hors texte en héliogravure (1931)

“ C'est sur un grand rocher recouvert d'une draperie, aux plis plus nombreux et moins souples que ne le seront ceux des œuvres ultérieures, que Morphée s'abandonne au repos. Le jeune dieu a posé sa tête, au profil d'une pureté antique, sur son bras droit replié. Il serait l'image du sommeil le plus paisible si ses grandes ailes retombaient sur son corps, au lieu de se dresser comme si un songe les animait. Bien que ces ailes, d'une exécution admirable, soient habilement entées sur le dos du dieu, elles ne donnent pas l'illusion de lui appartenir ”
Source : Gallica

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