E.-D. Forgues,
Revue des Deux Mondes
“ Après m’avoir assise au fond de la barque, disposé autour de moi les coussins, ouvert et mis dans mes mains inertes le parasol qui devait protéger mon front, il s’est mis à ramer, toujours muet. À peine de temps à autre un mot caressant, parti de ses lèvres, venait-il me rappeler ce son de voix que je n’ai jamais entendu en vain. Le rêve continuait. Le soleil brillait, la brise était fraîche ; le bruit cadencé des rames, l’éclat du ciel, l’aspect mouvant des rives, ce regard fixé sur moi, ce silence obstiné, tout contribuait à me bercer, à m’enivrer, à m’étourdir. ”

