Émile Daurand Forgues

Élements biographiques

Portrait de Émile Daurand Forgues Émile Daurand Forgues H. Kingsley. N. [sic, pour L. N.… (1866)

Quand il eut reconnu Austin, son visage ridé s'illumina d'un sourire.
« Vous arrivez bien, lui dit-il avec un regard d'intelligence ; ils ne vous verront pas,... ils sont du côté des écuries.
— De qui parlez-vous ? demanda Austin, égayé par cette mystérieuse apostrophe.
— De qui parlerais-je, si ce n'est de la tante et du capitaine Hertford?... »
Jamais, par parenthèse, le valet de chambre émérite ne prononçait le nom de miss Maria Hilton, la tante d'Eleanor. Toute formule de respect répugnait à l'aversion qu'il lui avait vouée.
Source : Gallica

Portrait de Émile Daurand Forgues Émile Daurand Forgues Elsie Venner. La Sorcière à l'ambre… (1862)

Bernard, reprit le docteur, vous êtes jeune, et je suis vieux. Je sais bien des choses dont vous ne vous doutez seulement pas. Il m'est interdit de vous les révéler toutes, mais non de vous mettre sur vos gardes. Sachez bien que vous êtes en péril. Fermez votre coeur, ouvrez les yeux ! Si la pitié que vous ressentez pour cette enfant devenait jamais de l'amour, vous êtes perdu!... Perdu, entendez-vous bien? Si, d'un autre côté, vous ne la ménagez pas avec le soin le plus scrupuleux, vous êtes perdu également. Ce n'est pas tout. Il y a sur vous d'autres yeux que ceux d'Elsie Venner...
Source : Gallica

Portrait de Émile Daurand Forgues Émile Daurand Forgues H. Kingsley. N. [sic, pour L. N.… (1866)

Et pourquoi? Parce qu'il était impossible qu'Austin l'aimât jamais, parce que, ne l'aimant pas, il l'épouserait uniquement pour sa fortune; auquel cas la conviction intime de s'être manqué à lui-même, le minant peu à peu, le rabaissant à ses propres yeux, faussant ses notions morales, mêlant à sa vie un perpétuel mensonge, devait le rendre profondément malheureux.
Ainsi raisonnait la noble petite créature, armée d'une logique rigoureuse et loyale. Son coeur, néanmoins, protestait tout bas et disait en sourdine : — Pour m'obtenir, il faudra qu'il m'aime, il faudra qu'il me supplie....
Source : Gallica

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