Tigresse

Définition et enjeux

aîné J.-H. Rosny,  La Guerre du Feu: Roman des âges farouches

“ A ce cri, le tigre se redressa, une suprême onde belliqueuse traversa son crâne, mais au premier pas, ses entrailles traînantes l'arrêtèrent, et il demeura immobile, les membres défaillants, les yeux encore pleins de vie. La tigresse mesura par l'instinct ce qui restait d'énergie à celui qui avait si longtemps partagé avec elle les proies palpitantes, veillé sur les générations, défendu l'Espèce contre les embûches innombrables. ”
Source : Gutenberg

aîné J.-H. Rosny,  La Guerre du Feu: Roman des âges farouches

“ Une tigresse venait de surgir sur les herbes; elle accourait brillante, impétueuse et magnifique, au secours de son mâle.
Le lion géant hésita à son tour, il douta de sa force. Peut-être se fût-il retiré alors, laissant aux tigres leur territoire, si l'adversaire, surexcité par les miaulements de la tigresse approchante, n'eût fait mine de prendre l'offensive. L'énorme félin pouvait se résigner à céder la place, mais sa terrible musculature, le souvenir de tout ce qu'il avait déchiré de chairs et broyé de membres le forcèrent à punir l'agression. L'espace d'un seul bond le séparait du tigre.
”
Source : Gutenberg

aîné J.-H. Rosny,  La Guerre du Feu: Roman des âges farouches

“ Quelque chose de tendre émana de la bête farouche, à quoi la tigresse répondit par un miaulement, son long corps coulé dans l'herbe. Le Lion-Tigre, frottant son mufle contre l'échine de sa compagne, la lécha d'une langue râpeuse et flexible. Elle se prêtait à la caresse, les yeux entreclos, pleins de lueurs vertes; puis elle fit un bond en arrière, son attitude devint presque menaçante. Le mâle gronda—un grondement assourdi et câlin—tandis que la tigresse jouait dans le crépuscule. ”
Source : Gutenberg

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