Résumé

Lucien Biart Revue des Deux Mondes

Mécatl un criminel ! un criminel fuyant la justice des hommes ! Mécatl, fils exemplaire par son respect pour sa mère ; père si doux, homme si sensé, un... je n’y puis croire. Et cependant sa gravité, sa tristesse morne, cette couche placée au pied d’une croix, sont choses étranges. Est-ce là un excès de dévotion ou une expiation ? Je penche pour la première de ces causes. Au moment où je contourne la cabane, le fameux : « Seigneur, ayez pitié de moi ! » du vigilant perroquet retentit ; fait naître en moi un doute. Songeant à Dizio et à Nitla, je murmure : « Seigneur, ayez pitié d’eux ! »
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Lucien Biart Revue des Deux Mondes

Elle aime ! l’éveil de sa pudeur en est un signe certain ; seulement, qui aime-t-elle ? Ce ne peut être que le musicien qu’elle a couronné dans un élan qui l’a trahie, et Maximo l’a compris. En ce moment où le jour se fait dans mon esprit, Lorenzo passe au galop de son cheval sur la rive qui nous fait face, se dirigeant vers le rancho. Amada le suit du regard, puis, aussitôt qu’il s’est éloigné, me parle de lui comme elle m’en a parlé la veille et l’avant-veille, c’est-à-dire en me faisant son éloge. De son ton dolent, elle déclare qu’il sera un excellent mari, gai, soumis.
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Lucien Biart Revue des Deux Mondes

Doña Marina, lors de son expulsion de la maison paternelle, devait avoir appris déjà, en dépit de sa jeunesse, les préceptes que les prêtres et les prêtresses de sa religion se plaisaient à inculquer aux jeunes gens. « Garde-toi du mal, disaient ces préceptes ; il salit et trouble l’âme, comme la boue salit et trouble l’eau. Fuis le vice ; comme une herbe vénéneuse, il donne la mort à ceux qui le goûtent, et il est difficile de l’arracher du cœur dont il a pris possession ; quelle que soit ta condition, sois bon, doux, serviable, modeste: aime chacun, pour que chacun t’aime. »
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