Victor Hugo,
Les Misérables
(1862)
“ Là où il y a vraiment mariage, c’est-à-dire où il y a amour, l’idéal s’en mêle. Un lit nuptial fait dans les ténèbres un coin d’aurore. S’il était donné à la prunelle de chair de percevoir les visions redoutables et charmantes de la vie supérieure, il est probable qu’on verrait les formes de la nuit, les inconnus ailés, les passants bleus de l’invisible, se pencher, foule de têtes sombres autour de la maison lumineuse, satisfaits, bénissants, se montrant les uns aux autres la vierge épouse doucement effarée, et ayant le reflet de la félicité humaine sur leurs visages divins. ”
