Émilienne d’Alençon,
Sous le masque
“ Nous marchions quelque part au fond d’une avenue, Et j'ai glissé mes doigts entre tes doigts charmants... C’était un soir profond de tendresse et de rêve, Dans un commencement d’automne, je crois bien, Nous nous serrions, sentant que toute chose est brève... Dans tes yeux d’aujourd’hui, je vois tes yeux anciens. Aussi bleus, aussi grands et pleins de nostalgie, Tes yeux me regardaient dans l’avenue en fleurs; Sur nous, le soir obscur étendait sa magie, Et le vent confondait nos robes sans couleurs. ”
