Émilienne d’Alençon

Émilienne d’Alençon

Résumé

Portrait de Émilienne d’Alençon Émilienne d’Alençon Sous le masque

Nous marchions quelque part au fond d’une avenue,
Et j'ai glissé mes doigts entre tes doigts charmants...
C’était un soir profond de tendresse et de rêve,
Dans un commencement d’automne, je crois bien,
Nous nous serrions, sentant que toute chose est brève...
Dans tes yeux d’aujourd’hui, je vois tes yeux anciens.
Aussi bleus, aussi grands et pleins de nostalgie,
Tes yeux me regardaient dans l’avenue en fleurs;
Sur nous, le soir obscur étendait sa magie,
Et le vent confondait nos robes sans couleurs.
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Portrait de Émilienne d’Alençon Émilienne d’Alençon Sous le masque

Il semblait, qu’il avait, sur un bal de pervenches.
Neigé des arlequins et des dominos blancs.
Les clartés pâlissaient comme si c’était l’aube,
La musique versait plus de fièvre et d’amour,
L’on ne distinguait pas les formes sous les robes ;
Quels visages rêvaient sous les loups de velours ?
Et moi, parmi les cris, l’ivresse et la magie
Des bijoux, des satins, ruisselant de blancheur,
je n’avais jamais eu pareille nostalgie,
Jamais souffert de tant de solitude au cœur.
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Éclairer la douleur et l’ombre du chemin ;
Pour qu’il sente qu’une âme est près de lui, qui pleure,
Que je borde son lit de mes tremblantes mains.
Mais non ! le lit est fait de feuilles et de terre,
C’est un lit à la fois, étroit, vaste et glacé...
Sans couronnes de fleurs, sans cierges mortuaires,
Je ne sais où — là-bas — est mort le bien-aimé !
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