Jean Bucheli, Au parc du passé proche : poèmes (1937)
“ Tout un hymne muet s'élance Jusqu'où vont les plus grands élans ; L'ombre des arbres, sur la place, Attend le revenir d'Horace ; Oh ! l'éclat des tuiles, là-haut ! Ce que nos jours laissent de lie Oublions-le, comme on l'oublie Devant un matin de Corot ! Voici l'été, voici la Force ; Sous le flot vert la recouvrant La treille à la membrure torse Devient un asile odorant. Simple reposoir des tonnelles — Loin des poussiéreuses venelles Où peine, peut-être, un marcheur — Qui donc n'aime votre accueil d'ombre : Tout sens exact y croule et sombre Dans l'infini de la fraîcheur ! ”
