Charles Beltjens

Charles Beltjens

Résumé

Portrait de Charles Beltjens Charles Beltjens Midi

Immobile et sans voix, comme après une orgie,
La nature s’endort, l’air stupide et brisé ;
Pareil au papillon autour de la bougie,
Le Zéphyr tombe et meurt dans l’éther embrasé.
Seul, au rebord des champs, l’aigre cri des cigales,
Sous la splendeur des cieux, que ne trouble aucun bruit,
Chœur strident, de son hymne aux strophes inégales
M’avertit que toujours le temps coule et s’enfuit.
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Portrait de Charles Beltjens Charles Beltjens Midi

Le ciel écoute, et l’hymne enflammé du silence
De sa langue ineffable emplit l’immensité.
Et formes et couleurs, vallon, coteau, chaumière,
Fondus devant mes yeux en splendide unité,
Tout l’horizon n’est plus qu’un gouffre de lumière
Où luit, comme un lac d’or stagnant, l’éternité.
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Portrait de Charles Beltjens Charles Beltjens Midi

Et les yeux dans les yeux, tels que des assassins !
Écoutez, regardez ! Comme deux mers sauvages,
Sur qui deux ouragans hurlent échevelés,
À l’étroit dans l’abîme, aux roches des rivages
Brisent en mugissant leurs flots amoncelés,
Les deux camps l’un dans l’autre avec de sourds murmures
Enroulent le massacre en puissants tourbillons ;
L’acier brise l’acier ; tout le long des armures
Le sang coule en ruisseaux, la chair vole en haillons ;
Noir linceul, la fumée enveloppe l’arène,
Bouillonnante fournaise en proie à deux volcans
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