Édouard Grenier,
L’Elkovan, poème
“ Hélas ! tout est réel dans ce qu’on vient de lire. Le destin d’Aïna fut tel qu’il est conté, Et Djérid a vécu, souffert, aimé, chanté. Que dis-je ? il vit, il souffre, il aime, il chante encore. Si jamais votre instinct ou quelque heureux hasard Vous mène, ô voyageur, aux rives du Bosphore, À Batché-Capouci, vous verrez un vieillard Assis au pied d’un mur que le soleil colore. C’est un chanteur aveugle, et, comme un talisman, Sur son épaule droite il porte un elkovan. Et c’est lui, c’est Djérid ! non plus ce jeune Arnaute, Le plus beau des rameurs, au bras souple et nerveux. ”
