Sébastien-Marie-Mathurin Gazon-Dourxigné, Ariane à Thésée, héroïde nouvelle
“ Et la compassion eût désarmé ton cœur. Mais si ce n’est des yeux, vois du moins en idée Les éternels ennuis dont je suis obsédée ; Vois Ariane en pleurs, qui l’œil triste, abattu, Languit sur un rocher par les vagues battu : Vois tous ces ornemens qui relevoient mes charmes Et mon voile flottant, arrosés de mes larmes. Mon cœur cede aux tourmens dont il est accablé ; Semblable à ces moissons, qu’en un champ désolé, Courbe d’un vent fougueux l’impétueuse haleine, Je frissonne, mon corps ne se soutient qu’à peine ”
