Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ La beauté des strophes que chante à la reine, pour charmer son ennui, sa jeune consolatrice, ne leur vient pas toute d’elles-mêmes : elle s’accroît et s’avive de la réponse, de plus en plus douloureuse, que fait à chacune Ariane, de plus en plus éplorée. A la fin du duo des deux sœurs, Ariane encore ayant prié Phèdre de porter à Thésée et ses plaintes et ses humbles vœux, sa prière par degrés s’anime, s’échauffe et devient une pathétique adjuration d’amour : Mais dis-lui bien surtout qu’il est mon souffle même ! Le mouvement, l’élan, est d’une justesse parfaite et d’une superbe éloquence. ”
