“ HÉLÈNE Personnellement ? �� � PROTÉE ��B37 ��BRINDOSIER Vous en ferez ce que vous voudrez. C'est un original qui à deux jambes préfère une grande queue de poisson. Il est aussi inoffensif qu'un cul-de-jatte. HÉLÈNE Bien sûr, ce n'est pas un peu mort à Naxos ? BRINDOSIER Mort ? La mer est comme un grand journal où tout ce qui se passe vient s'inscrire. Et si Naxos vous ennuie ici, Rien n'empêche de la mettre ailleurs. C'est une roche légère et qui flotte comme un échaudé et comme un blanc d'œuf battu. ”
Naxos
Définition et enjeux
Naxos, île grecque des Cyclades, incarne une fusion de mythologie, d'histoire et de géographie. Ancienne terre de Dionysos et refuge légendaire d'Ariane, elle inspire des auteurs comme Virgile, qui la célèbre dans l'Énéide, ou Charles Cottu, qui la décrit comme un refuge pour les cœurs blessés.
Hérodote souligne son rôle économique, tandis que Victor Bérard met en avant son isolement stratégique. Ce mélange de légendes, de paysages et de vents méditerranéens en fait un lieu où les récits humains et naturels s'entrelacent.
Citations sur “Naxos”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Nous rasons Naxos, et ses rochers retentissans du cri des Bacchantes, Donyse aux verts bocages, Paros aux marbres éclatans, et la riche Oléare, et les Cyclades rangées en cercle sur les flots, et les îles nombreuses dont ces parages sont semés. Les chants joyeux des nautoniers se mêlent au bruit confus des rames et des cordages ; on s’anime à l’envi, on brûle de fouler ces plaines que foulaient nos aïeux. Un vent propice enfle nos voiles ; il nous pousse au rivage ”
Charles Cottu, Revue des Deux Mondes
“ Solitaire avec ses ombrages au milieu de ses mornes compagnes, Naxos est un de ces asiles faits exprès pour les cœurs blessés, pour les amours trahis, qui, sans l’avouer, se nourrissent toujours d’espoir, et se plaisent à prendre à témoin de leurs maux la belle nature, les astres rayonnans, l’écho infatigable et les flots grondeurs, moins tumultueux que leurs rêves. ”
Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Si voisines qu’elles soient en réalité, le poète n’a tout de même pas assez gardé les distances. Détournée de la route d’Athènes, la galère nuptiale aborde heureusement à Naxos, sous le ciel et sur les flots apaisés. ”
François-René de Chateaubriand,
Itinéraire de Paris à Jérusalem
(1867)
“ Naxos, qui me rappelait Ariadne, Thésée, Bacchus, et quelques pages charmantes des Études de la nature. Mais toutes ces îles, si riantes autrefois, ou peut-être si embellies par l'imagination des poëtes, n'offrènt aujourd'hui que des côtes désolées et arides. De tristes villages s'élèvent en pain de sucre sur des rochers ; ils sont dominés par des châteaux plus tristes encore, et quelquefois environnés d'une double ou triple enceinte de murailles : on y vit dans la frayeur perpétuelle des Turcs et des pirates. ”
Auguste, comte de Forbin,
Souvenirs de la Sicile
“ Un peu plus bas est la mer ; sa transparence est telle, qu’on lit dans ses profondeurs jusqu’à une grande distance. Ce promontoire est celui de Naxos, victime de Syracuse : voilà les bords fortunés du fleuve Onobola, Mégare, et les rochers qui s’enorgueillissent encore des ruines de Taormine. Le peintre, en poursuivant sa route, retrouvera les sublimes horreurs de ces torrens de scories noires et hideuses que l’Etna vomit jusqu’à la mer. ”
Arthur de Gobineau,
Souvenirs de voyage
“ Marcher à Naxos dans les sentiers voisins de la mer serait une tâche, sinon impossible, du moins difficile et fatigante. Tout est sable et sable mouvant, fin, profond ; des haies épaisses, hautes et fleuries, encadrent ce sol instable et grimpent sur les rochers qui le bordent. On va ainsi pendant plusieurs heures. Le ciel rit, le soleil brûle. Puis les montagnes se découvrent les unes après les autres, arrondies, coupées par des ravins profonds. Quelques chênes verts, des lentisques ; au pied des pentes, des ruisseaux d’une fraîcheur adorable et des lauriers-roses en foule. ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ L'heureuse situation de Naxos lui assure encore une espèce de liberté au sein de l'oppression, et la nature, prodigue envers les habitants, semble avoir voulu interposer une barrière entre eux et la tyrannie : nul vaisseau n'y peut aborder. De simples bateaux suffisent à porter aux iles voisines le superflu des richesses dont abonde celle de Naxos. ”
Charles-Louis Vogel, L'Europe orientale depuis le traité de Berlin… (1881)
“ La reine du groupe, pour l'étendue et la fertilité, c'est depuis le moyen âge Naxos, l'île de Bacchus des anciens, qui en comparaient le vin au nectar des dieux et rattachaient à cette île la légende d'Ariane abandonnée par Thésée. Les montagnes qui s'y dressent à un millier de mètres sont les plus élevées des Cyclades. Elle est magnifiquement arrosée et nourrit de nombreux troupeaux de moutons ; la végétation méridionale y brille de son plus vif éclat et parfume l'air ; tous les fruits du sud y abondent et s'exportent avec du sel et de l'émeri, ce dernier de Perato. ”
Victor Baudot,
Au pays des turbans : Grèce, Syrie…
(1896)
“ Ici, Paros et Anti-Paros ; là, Naxos et Mikoni ; plus loin, Tinos et Andros, toutes rangées en cercle autour de l'île sainte, patrie de Diane et d'Apollon, la divine Délos. Délos! un coup d'œil nous suffit pour comprendre l'importance du rôle qu'elle a joué dans l'antiquité classique. Cette île basse, qui semble flotter comme un flocon d'écume à la surface des eaux, est bien l'âme et le cœur de tout l'Archipel grec. Les autres îles, formant un cycle mystérieux, l'entourent avec respect, et paraissent s'incliner devant elle dans le silence de l'adoration. ”
Juliette Adam,
Jean et Pascal
(1876)
“ « Où allons-nous, Madeleine? dis-je. — A Naxos! — Par exemple ! — Oui, à Nesso. Spedone prétend que c'est une colonie grecque. Nous y déjeûnerons. — A Naxos! m'écriai-je. Bravo! Rameurs, aux Cyclades ! » Sur les deux bords d'un torrent profond qui descend rapide des montagnes et se lance dans le lac, Nesso, montueuse, fertile comme Naxos, riche en granit, se colore de ses terres rouges. La ville s'élève, s'étage, et l'on arrive par degrés à la place, à la plate-forme qui la do- mine, après avoir franchi des ponts qui conduisent en lacets à l'Acropole. ”
Charles Cottu, Revue des Deux Mondes
“ À Naxos commençait, vraiment notre campagne, et c’est là aussi que m’attendait une rencontre qui devait répandre une sorte de charme romanesque sur tous les incidens de mon premier voyage en Grèce. I – NAXOS L’Archipel grec est partagé en deux groupes : les Sporades, coteaux de verdure arrachés tout en fleurs des flancs de l’Ionie lors des ébranlemens qui précédèrent la formation du globe, et les Cyclades, stériles rochers détachés de l’aride continent d’Europe. ”
Arthur de Gobineau,
Souvenirs de voyage
“ Naturellement, dans cette île montagneuse de Naxos, on monte constamment ou l’on descend. Ici les promeneurs gravirent encore un sentier caillouteux et tournant, fort roide, et furent ainsi conduits à travers quelques cours et par-devant des maisons de paysans jusqu’au sommet de l’éminence où était juché le manoir, et mettant pied à terre au bas d’un étroit escalier de pierre, ils atteignirent une terrasse aussi étroite, pour entrer dans une salle très semblable à celle que Norton avait déjà admirée en ville chez M. de Moncade. ”
Charles Cottu, Revue des Deux Mondes
“ Là, le regard se perd dans des abîmes d’azur que l’ame voudrait franchir ; le jour, d’une pureté inaltérable et rafraîchi par les brises marines ; n’a pas les chaleurs écrasantes de nos heures d’été ; la nuit n’est qu’un long crépuscule que n’épouvanter jamais ni bruits lugubres, ni ces pâles visions qui ont pris naissant dans l’horreur de nos ténèbres du Nord. Le calme, la beauté, la grace plus séduisante encore, répandent sur l’ensemble ces frais épanouissemens, cet air de candide jeunesse dont le printemps nouveau-né enveloppe quelquefois nos campagnes. Ainsi s’offre Naxos. ”
Edgar Quinet,
De la Grèce moderne, et de de…
(1830)
“ Dans ces petites rues du bazar, quand on arrive du continent, il fait bon voir s'entasser les amandes de Chio, les vins de Naxos, les raisins de Patras, les huiles et les soies de la Morée, les cordages de l'Olympe, le tabac de Volo, les riz d'Alexandrie, les laines de la Romélie. Mais comme depuis les côtes jusqu'au sommet l'île forme un cône parfait sur lequel la ville grecque et latine grimpe en spirale, à mesure que l'on s'élève de cercles en cercles, il faut avouer qu'à proportion l'activité et le bruit diminuent. ”
Charles Cottu, Revue des Deux Mondes
“ À côté de l’altière noblesse conquérante vivait à Naxos une autre aristocratie, non moins fière de ses parchemins, et qui prétendait descendre des Paléologues. C’était l’aristocratie grecque. Les Latins avaient laissé les Grecs libres, se contentant de les expulser de la forteresse de l’île ; mais le schisme qui divise les églises des deux nations, schisme que les Latins attribuaient à la vanité grecque, et dont les Grecs accusaient l’ambition de Rome, devint l’obstacle insurmontable contre lequel se brisa toute tentative de fusion des races. ”
Lucrèce,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Nos meilleures cartes modernes nous font compter vingt-cinq milles géographiques de distance entre Délos et le lieu où nous plaçons Pergame ; par conséquent les vaisseaux des anciens, dans cette mer, faisaient quarante-deux milles géographiques, ou quatorze lieues marines, dans les vingt-quatre heures, lorsqu’ils étaient favorisés par le vent. M. Olivier, qui de Délos se dirigea sur Naxos, et de Naxos sur l’île de Crète, fut, comme Énée, favorisé par le vent du nord, qui, ajoute-t-il, souffle régulièrement en été sur l’Archipel [2] . ”
Charles Cottu, Revue des Deux Mondes
“ Le pacha retourna à Constantinople. Grecs et Latins firent le commerce et la course, attendant que les succès ou les revers de la cause hellénique rendissent à Naxos, soit le croissant, soit un gouvernement national. Ainsi qu’à Rhodes, lorsqu’on pénètre dans la ville de Naxos ou dans l’intérieur des terres, l’on est étonné de rencontrer des constructions dont l’architecture vous rejette en plein moyen-âge ”
“ Quelques citoyens des plus riches de Naxos, exilés par le peuple, se retirèrent à Milet, dont était gouverneur Aristagoras, fils de Molpagoras, gendre et cousin d’Histiée, fils de Lysagoras, que Darius retenait à Suses : car Histiée, tyran de Milet, était à Suses lorsque les exilés de Naxos, qui étaient ses amis, se rendirent en cette ville. Les Naxiens prièrent, à leur arrivée, Aristagoras de leur donner du secours pour les aider à rentrer dans leur patrie. ”
Jurien de La Gravière, Les Missions extérieures de la marine…
“ Pour la Grèce, quatre ou cinq fois conquise dans l’espace de quelques siècles, l’asservissement a toujours été sans compensation. La fin du moyen âge fut sans doute une poétique époque. Les chevaliers errans s’y partageaient les empires et donnaient des îles à leurs écuyers. Les princes d’Achaïe, les ducs d’Athènes et les ducs de Naxos, les capitaines de la grande Compagnie Catalane, ont rempli l’Europe du bruit de leurs prouesses. ”
Konstantinos Metaxas, Souvenirs de la guerre de l'indépendance de la Grèce… (1887)
“ Nous jugeâmes opportun de commencer d'abord nos opérations par l'île de Naxos, dont plusieurs primats étaient venus à l'Assemblée nationale d'Épidaure, et nous avaient précédés dans leur patrie, pour annoncer notre nomination et préparer les esprits. Malheureusement il y avait à Naxos beaucoup d'habitants peutêtre les plus riches appartenant au rite latin, et ennemis jurés de la Révolution. ”
Eugène Cauchy, Le droit maritime international… (1862)
“ Du côté des Grecs, au contraire, on ne voyait que les vaisseaux de l'Attique, du Péloponèse, del'Eubée, des petites îles de Délos, d'Égine, de Chios; de Naxos, enfin, dont les quatre navires, envoyés pour se joindre aux Perses, avaient résolu généreusement de suivre la fortune de la mère-patrie. La Grande-Grèce d'Italie n'y était représentée que par un seul navire sorti du port de Crotone; toutes les autres colonies des Hellènes avaient refusé, ou ce qui semble plus lâche encore, avaient marchandé ou éludé leur concours. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Sous ce dernier duc de Naxos, les Grecs secouerent le joug des Latins pour subir celui de la Porte ottomane. Le grand-seigneur y mit pendant quelque tems un officier qui gouverna cette île en son nom. Dans la suite Naxos a eu la liberté de créer des magistrats tous les ans ; en sorte qu’elle fait, sous la domination des Turcs, comme une petite république à part. Ses magistrats se nomment epitropes ; ils ont une autorité fort étendue, étant maîtres d’infliger toutes les peines, jusqu’à celle de mort qu’ils ne peuvent ordonner sans la participation de la Porte. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle de Malte-Brun…
(1863-1864)
“ La plus considérable est Naxie, l'antique Naxos, parsemée de montagnes, dont la base, granitique et schisteuse, supporte de beaux marbres blancs, et qui donnent naissance à des sources nombreuses rafraîchissant un sol fertile. Un bon port faciliterait l'exportation de ses produits. Elle renferme environ 20000 habitants, et Naxie, sa seule ville, en compte 4000. Les produits de l'île sont les vins, le blé, l'orge, l'huile, les oranges, les citrons, les pêches, les figues, le fromage, qu'elle exporte à Constantinople, le coton, le miel et la cire. ”
“ Envoyez-y donc des troupes avec les bannis. Vos frais vous seront remboursés, et, si vous consentez à ma proposition, je suis prêt à vous remettre des fonds considérables que j’ai entre les mains : car il est juste qu’étant les auteurs de l’entreprise, toute la dépense roule sur nous ; d’ailleurs vous rendrez le roi maître de Naxos et des îles qui en dépendent, de Paros, d’Andros et des autres Cyclades. De là vous pourrez attaquer aisément l’Eubée, île vaste et riche, non moins grande que celle de Cypre, et dont la conquête est très-facile. Cent vaisseaux vous suffiront. ”
Plutarque,
Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses…
“ POLYCRITE. Entre les habitants de Naxos et ceux de Milet une guerre s’éleva au sujet de la femme du Milésien Hypsicréon. Elle se nommait Nééra. Étant devenue amoureuse d’un hôte de son mari, Promédon le Naxien, elle se permit avec son amant de fréquentes traversées sur mer, et il la posséda. Mais enfin, comme elle redoutait son époux, elle se fit emmener à Naxos par Promédon, qui l’y installa en qualité de suppliante de Vesta [30] . ”
Alfred Mézières,
Au temps passé (2e éd.)
(1906)
“ Nous sommes restés huit jours à Paros , sans pouvoir passer à Naxos qui n' en est pourtant éloigné que de deux lieues . Le vent du nord rendait le passage assez périlleux . Nous nous sommes cependant hasardés sur une petite barque et , le 3 1 juillet , nous entrions dans le port de Naxos . C' est la plus belle et la plus grande des Cyclades . Nous sommes descendus au couvent des Lazaristes français , à qui nous étions recommandés par l' ambassade et qui nous ont offert gratuitement l' hospitalité . Nous avons passé notre temps tantôt à la ville , tantôt à la campagne ”
Théodore de Banville,
Les Exilés
“ Et Dionysos aux cheveux d’or épousa la blonde Ariadnè, fille de Minos, et il l’épousa dans la fleur de la jeunesse, et le Kroniôn la mit à l’abri de la vieillesse et la fit Immortelle.Hésiode, Théogonie. Trad. Leconte de Lisle. Dans Naxos, où les fleurs ouvrent leurs grands calices Et que la douce mer baise avec des sanglots, Dans l’île fortunée, enchantement des flots, Le divin Iacchos apporte ses délices. Entouré des lions, des panthères, des lices, Le Dieu songe, les yeux voilés et demi-clos ; Les Thyades au loin charment les verts îlots Et de ses raisins noirs ornent leurs cheveux lisses. ”
Élisée Reclus,
Nouvelle géographie universelle…
(1876)
“ C'est dans ce même archipel que vivent aussi les descendants des anciens colons vénitiens et nombre d'émigrants venus de toutes les parties de l'Italie. Des familles originaires de France et d'Italie constituent encore un groupe distinct de population dans l'île de Naxos. Quant aux porte-faix et aux jardiniers maltais d'Athènes et de Corfou, restant presque toujours dans une position subordonnée, ils vivent à part comme des étrangers. ”
“ Là-dessus, les Naxiens pressèrent Aristagoras de les favoriser de tout son pouvoir, et lui dirent qu’ils s’engageaient à fournir à l’entretien des troupes et à faire des présents à Artapherne, et qu’il pouvait le promettre, parce qu’ils avaient de grandes espérances que, dès qu’ils paraîtraient à Naxos, les habitants se soumettraient aussi bien que les autres insulaires. ”
Arthur de Gobineau,
Histoire des Perses, d'après les auteurs orientaux…
(1869)
“ Cette île livra ses navires. Naxos, qui avait naguère si bien résisté à Aristagoras et à Mégabate, amenés par des exilés de l'île, n'ayant plus cette fois d'intérêt de parti, plia comme Thasos. En passant à Délos, les généraux perses témoignèrent de leur respect pour le dieu, en ne laissant débarquer aucun de leurs hommes, et firent offrir sur l'autel un sacrifice solennel. En Eubée, Carysto fut prise. Érétrie, dont les volontaires avaient eu part à l'incendie de Sardes, fit mine de se défendre, appuyée sur quatre mille colons athéniens de Chalcis. ”
