Résumé

Victor Bérard Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)

L'île entière est sous nos pieds. Derrière nous, vers la ville, le pays apparaît plat, à peine vallonné, entre les lignes de fauves collines. Parmi les chesnaies, les olivettes et les vignes, brillent les yeux clairs de quelques petits lacs et les miroirs ternis des marécages. Les verdures profondes des plainettes s'enchâssent dans le feuillage gris des peupliers. Jusqu'au pied des montagnes qui l'encerclent au Nord et à l'Ouest, et jusqu'à la mer du détroit, qui la borde à l'Est et au Sud, cette divine plaine du centre de File est toute fleuronnée de lauriers-roses et de cyprès....
Source : Gallica

Victor Bérard Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)

Voulant donner aux Phéaciens une idée de la barbarie des Kyklopes, Ulysse est plein d'ironie pour ces brutes qui, à l'entrée de leur rade, ont une petite île admirable et qui ne l'habitent ni la cultivent, mais l'abandonnent aux chèvres sauvages :
Un peu en dehors de la rade s'étend une petite île, ni trop près ni trop loin de la terre. Elle est boisée, peuplée d'innombrables chèvres sauvages, que jamais marche humaine ne dérange, car personne ne les chasse, et jamais pâtre ni laboureur ne vient là. Toute l'année désert, sans labourage, sans semence, l'îlot ne nourrit que des chèvres.
Source : Gallica

Victor Bérard Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)

Depuis Monaco jusqu'à l'Étrurie, il n'y a pas de ports, dit Strabon : le rivage abrupt n'offre que des plages sans étendue et quelques mouillages en pleine eau. Les falaises de roches surplombent la côte et ne laissent qu'un étroit passage à la route qui longe la mer. Les Ligures vivent d'élevage; le lait et la bière d'orge sont leurs seules boissons ; ils occupent le rivage et les monts; tout le pays est couvert de forêts. Le port de Monaco n'est un mouillage que pour les petits bateaux et en petit nombre. On y voit le temple d'Héraklès Monoikos.
Source : Gallica

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