Achille Fouquier, Hors de Paris : canal de Suez, Le Caire… (1869)
“ Du large, l'aspect extérieur de Smyrne n'a pas sensiblement changé, on croirait cette ville digne encore des jolis noms sous lesquels on la désignait, Smyrne l'aimable, la couronne de l'Ionie, la perle de l'Orient, l'œil de l'Anatolie. Elle baigne toujours ses pieds dans l'eau, car le long du rivage, ses premières maisons empiètent sur la mer au moyen de pilotis; elle s'élève ensuite en amphithéâtre sur les pentes du Kizil-dag, couronné à son sommet par des murailles ébréchées et des tours bâties par les Génois. Mais le port n'a plus la grande animation qu'il avait jadis. ”
