Joseph-François Michaud,
Correspondance d’Orient, 1830-1831
“ Maintenant les flots de l’Hellespont s’écoulent et murmurent sans garder un souvenir ni la moindre trace de la gloire et des grandeurs qu’ils ont vues passer ; les rives du détroit n’ont que des ruines vaines, témoignage incertain et muet ; l’histoire générale et la poésie ne nous offrent sur cette mer que des traditions confuses et des pages dispersées çà et là. Un jour viendra peut-être où le monde civilisé portera de nouveau ses regards vers l’Orient ; alors s’élèveront d’autres cités, se formeront d’autres empires, et la mer d’Hellé retrouvera sa gloire. ”
