Résumé

Camille Allard Souvenirs d'Orient. Les Échelles du Levant… (1864)

Beyrouth est la ville d'Orient où l'on rencontre la société européenne la plus distinguée et la plus attrayante. C'est une sorte d'oasis qui rappelle la patrie, que l'on n'aborde jamais sans joie et qu'on ne quitte jamais sans regret. Les plus douces surprises y sont réservées au voyageur, qui y respire à pleins poumons le parfum de la France. On y rencontre à chaque pas le regard sympathique du maronite; le Turc y est moins insolent, et le coeur bat d'émotion à la vue du missionnaire et de la Soeur de Charité.
Source : Gallica

Camille Allard Souvenirs d'Orient. Les Échelles du Levant… (1864)

Rien n'est délicieux comme une soirée passée à bord d'un navire en rade de Smyrne. Du côté de la ville, mille lumières se reflètent dans les eaux assombries par les grandes ombres noires de la colline et du château ; de l'autre côté, la lune éclaire de sa douce lumière les villas de Bourlabat, et de loin en loin une blanche voile jette dans les eaux sa vacillante image.
La première chose que l'on cherche à voir dans une ville turque, c'est le quartier des bazars; c'est là que s'agite cette population si mêlée, si bariolée de l'Orient.
Source : Gallica

Camille Allard Souvenirs d'Orient. Les Échelles du Levant… (1864)

Mais au véritable amant de l'antiquité et de la lumière, que d'émotions, que de surprises, que de sources de profondes méditations réserve le sol de l'Orient ! Rien ne lui est indifférent : les tristesses du temps présent, la boue et la poussière qui couvrent les ruines du temps passé ne sont, par leur contraste avec une splendeur éclipsée, qu'un charme de plus : c'est la leçon éternelle de Dieu gravée sur les oeuvres humaines. Les plus grandes ruines semblent un mépris que se jette à lui-même le génie de l'homme.
Source : Gallica

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