Résumé

Charles Berton Quatre années en Orient et en Italie… (1854)

Il est évident que les nations de l'Occident, et la France en particulier, ne peuvent tolérer plus longtemps une farce, sacrilège qui est la honte du christianisme aux yeux des musulmans. Il faut donc, en négociant pour la restitution des Saints-Lieux, insister auprès de la Porte pour qu'elle mette fin à ce scandale. Elle n'y est pas moins intéressée que l'Église et les nations chrétiennes. C'est le feu sacré, bien plus que le Saint-Sépulcre, qui attire à Jérusalem, de toutes les parties de l'Orient, une foule immense de pèlerins schismatiques.
Source : Gallica

Charles Berton Quatre années en Orient et en Italie… (1854)

Chaque ville d'Orient, mon cher Alfred, est une réunion de quatre ou cinq villes qui n'ont presque pas de rapports entre elles. Lors même que les races diverses n'ont pas de quartiers séparés, elles se coudoient sans se regarder. Il arrive de là que les habitants de Constantinople connaissent rarement à fond d'autres races que la leur, et qu'un Européen, vivant au milieu de ses pareils, pourrait, y passer vingt ans sans avoir une idée exacte des Turcs, des Grecs, des Arméniens.
Source : Gallica

Charles Berton Quatre années en Orient et en Italie… (1854)

Il y a plus : cette politique extérieure ellemême n'est qu'une partie de la lutte entre le bien et le mal, lutte grandiose à laquelle viennent aboutir toutes les agitations de ce monde, et qui attire tant d'affronts à l'arbre du salut, soit par l'insolence des uns, soit par le découragement des autres. Les croisades du moyen-âge ne sont qu'un épisode de cette croisade séculaire qui dure encore, et qui ne finira qu'à l'aurore du grand jour où la croix, radieuse à jamais, n'aura plus que des amis heureux et des ennemis vaincus.
Source : Gallica

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