Mahométisme

Définition et enjeux

Portrait de Cyriaque Lampryllos Cyriaque Lampryllos Le Turban et la Tiare

Il n’y a pas un mahométisme ancien et un mahométisme moderne. Il n’y en a qu’un seul et unique, tel qu’il est sorti de la pensée du prophète de l’Arabie, et aussi immuable que le Dictatus papæ dont le Syllabus moderne n’est qu’une pure amplification. Mais il y a un mahométisme fort et un mahométisme faible, comme il arrive aussi du papisme ou de toute autre croyance qui professe le droit de la contrainte en matière de religion [27] , — atroces et arrogants quand ils disposent de la force matérielle, accommodants et patelins lorsqu’elle leur échappe.
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Portrait de Charles de Rémusat Charles de Rémusat Mahomet et le Mahométisme

VII Le mahométisme, de l’aveu de son fondateur, est la religion d’Abraham, dont le temps, au dire de Bossuet, est le temps de la « loi de nature. » On peut donc admettre que le mahométisme est dans son fond la religion naturelle, c’est-à-dire un théisme simple, la foi dans un Dieu créateur et dans la vie future. Par là, il est pur du polythéisme des croyances païennes, du panthéisme, dont on retrouve les traces dans les traditions des brahmanes, du nihilisme, qui constitue la dogmatique du Bouddha.
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