Jean-Baptiste Boyer d’Argens,
Lettres juives
“ Je laisse à part le mystere incompréhensible de l’action de notre ame sur notre corps, dont je crois qu’on doit rapporter le pouvoir à un perpétuel miracle de l’auteur de la nature. Or, si le principe qu’un corps ne peut être mis en mouvement que par l’impulsion d’un autre corps est évident ; comment se peut-il faire qu’une chose qui ne peut agir, qui n’a aucun pouvoir sur une autre, puisse lui communiquer quelque vertu ? Pour qu’un talisman, un charme, un enchantement agisse, il faut qu’il puisse déterminer la chose sur laquelle il doit agir, à faire tel mouvement ou tel autre. ”
