Jean-Baptiste de Boyer Argens

Résumé

Jean-Baptiste de Boyer Argens Lettres juives, ou Correspondance philosophique… (1754)

Cependant comme il n'est point d'opinion, quelque claire qu'elle paroisse , qui ne puisse avoir des difficultés qui échappent à ceux qui lui donnent leur consentement avec une confiance qui empêche qu'on ne fente la force des objections , je te ferai obligé , mon cher Isaac , de me dire ton sentiment. Je me croirai plus fondé dans mon opinion lorsque je saurai qu'elle a ton approbation. Et si tu juges que je ne pense pas juste je tâcherai de me défaire de mes préjugés & de goûter tes raisons. Personne n'a plus que toi le talent deperfuader.
Source : Gallica

Jean-Baptiste de Boyer Argens Lettres juives, ou Correspondance philosophique… (1754)

Je regarde un Savant, qui a connu par ses voyages les mœurs des peuples, comme un habile Peintre qui copie toujours d'après nature , au lieu que celui qui n'est instruit que par les Livres, fait tous ses tableaux d'après des estampes , qui souvent ne font point correctes.
Lorsqu'on a employé quelques années à parcourir les différentes nations, pour retirer un fruit considérable des es que l'on a vûes , il faut faire des réflexions sur certaines particularités qui nous ont souvent moins frappés que les autres, parce que nous en étions prévenus avant de faire nos voyages
Source : Gallica

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