Résumé

Claude Yvon,  Accord de la philosophie avec la religion… (1782)

“ Dieu devoit en quelque forte ce miracle au premier homme, pour le fixer d'abord dans la connoissance de ses devoirs. Ainsi commence avec le monde la religion, qui a dû être la même dans tous les temps quant à sa substance , quoiqu'elle ait varié dans sa forme, se perfectionnant dans les divers âges par une révélation plus abondante, àpeu-près comme l'homme qui demeurant toujours le même, fait néanmoins des pas vers sa perfection, jusqu'à ce qu'il arrive à l'âge de maturité. Cet âge pour la Religion , fut celui où le Christianisme, enté sur le Judaïsme , perfectionna le culte primitif. ”
Source : Gallica

Claude Yvon,  Accord de la philosophie avec la religion… (1782)

“ Si le systême de l'éternité du monde étoit plus suivi & mieux raisonné que celui des Epicuriens, le systême de ces derniers avoit sur l'autre des avantages fondés sur les vestiges qu'on rencontrait par-tout de la jeunesse du monde. Pour se tirer d'affaire, on avoit recours aux déluges & aux embrafemens : mais rien n'étoit plus vain, d'autant qu'un déluge ou un incendie universel n'est possible que dans un ordre surnaturel.
A peser les difficultés, il y en avoit beaucoup moins dans le systême de l'éternité du monde, que dans celui d'un monde sorti du chaos par un téméraire hasard.
”
Source : Gallica

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