Résumé

Le conservateur, ou Les fondemens de la morale publique… (1805)

Quelle admirable sagesse dans toutes les maximes de la religion, sur l'amour qu'elle règle, sur l'amitié qu'elle sanctifie, sur les grandeurs du monde dont elle désabuse, sur les talens qu'elle ennoblit, sur l'amour-propre qu'elle rectifie, sur la prospérité dont elle montre les écueils, sur l'adversité dont elle soulage le poids , sur les devoirs dont elle inspire l'amour, sur la mort dont elle modère la crainte, fait naître le désir et dissipe les horreurs !
La mort n'est aux yeux du chrétien que le terme de son exil et le commencement du jour éternel.
Source : Gallica

Le conservateur, ou Les fondemens de la morale publique… (1805)

Les auteurs profanes nous mettent ou nous laissent dans les ténèbres. L'écriture seule nous montre les lieux, les dates, les coutumes et les faits. Dans le récit de Moïse tout est lié et suivi : dès la naissance du monde Adam est créé pour Dieu ; il sort de l'ordre, il est puni ; mais il lui reste un culte et une espérance : la terre est noyée pour ses crimes ; mais elle est bientôt repeuplée : les cœurs se dépravent encore;
mais Dieu met à part un peuple qui conserve la pureté de son culte et de ses oracles ; il lui donne une loi, il lui confie les promesses du salut.
Source : Gallica

Le conservateur, ou Les fondemens de la morale publique… (1805)

Y a-t-il quelque ame à l'épreuve de celui-là? quel tableau pour son cœur quand ses amis, ses enfans , son épouse concourront tous à l'instruire en l'édifiant ! quand, sans lui prêcher Dieu dans leurs discours , ils le lui montreront dans les actions qu'il inspire, dans les vertus dont il est l'auteur, dans les charmes qu'on trouve à lui plaire ; quand il verra briller l'image de la vertu dans sa maison ; quand une fois le jour il sera forcé de se dire : non, l'homme n'est pas ainsi par lui-même, quelque chose de plus qu'humain règne ici.
Source : Gallica

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