Résumé

Portrait de Jean-Étienne-Marie Portalis Jean-Étienne-Marie Portalis De l'Usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle… (1827)

Le peuple croit aux vérités de la religion, parce qu'il sent que ces vérités, seules, peuvent le rendre meilleur et plus heureux; de votre aveu, vous reconnoissez la même chose, et vous refusez pourtant de croire! Vous étouffez donc la lumière de votre conscience, autant que vous dédaignez les faits. Vous nous dites, tous les jours, que la vérité n'est jamais nuisible, qu'on la reconnoît à ses bons effets; quelle autre preuve voulez-vous donc que votre philosophie, qui résiste à la religion, et qui ne peut vous rendre ni meilleurs ni heureux, n'est pas la vérité?
Source : Gallica

Portrait de Jean-Étienne-Marie Portalis Jean-Étienne-Marie Portalis De l'Usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle… (1827)

Nier l'utilité des rites et des pratiques en matière de religion et de morale, c'est faire preuve de déraison et d'ineptie : car c'est nier l'empire des notions sensibles sur des êtres qui ne sont pas de purs esprits; c'est encore nier la force de l'habitude. Les rites et les pratiques sont à la morale et aux vérités religieuses ce que les signes sont aux idées. Ce n'est qu'au christianisme que l'Europe, que l'univers doit la conservation de la grande vérité de l'unité de Dieu, de celle de l'immortalité de l'âme, et de tous les autres dogmes de la théologie naturelle.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Étienne-Marie Portalis Jean-Étienne-Marie Portalis De l'Usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle… (1827)

LES fruits, selon quelques publicistes modernes, appartiennent à tout le monde, et la terre n'appartient à personne. Le peuple, comme souverain, peut seul régler, entre ses membres, le partage du territoire qu'il occupe; et ne peut faire ce partage inégal, parce que, selon le droit naturel, les hommes doivent être égaux en pouvoir et en fortune. La propriété n'est qu'une institution des lois ; une délibération nationale peut à chaque instant la détruire. Tout principe de propriété individuelle et exclusive est un attentat à la souveraineté du peuple, c'est-à-dire aux droits de l'universalité.
Source : Gallica

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