Alexandre Dumas,
Une année à Florence
(1841)
“ Si aujourd’hui Gênes reprenait Césarée, Gênes demanderait sa part du butin, et laisserait aux Pisans le Sacro-Cattino, qui n’est que de verre. Mais aussi Gênes n’est plus libre, Gênes a une citadelle toute hérissée de canons dont les bouches verdâtres s’ouvrent sur chacune de ses rues. — Gênes n’est plus marquise, Gênes n’a plus de doge, Gênes n’a plus de griffon qui étouffe dans ses serres l’aigle impériale et le renard pisan. — Gênes a un roi ; elle est tout bonnement la seconde ville du royaume. La force n’est bien souvent autre chose que la foi. ”
